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12 sept 1918 - Léon Amédée ROUELLE

12 sept 1918 Apremont-Bois brûlé, Meuse 156ème RI

Employé de commerce à Valmondois puis à Paris, élève pilote mais inapte pour la vue

Inhumé nécropole nationale Commercy (Meuse) tombe 1242

Le 4 et le 5 août 1918, le 156°RI quittait Essises, et était embarqué en chemin de fer à Château-Thierry. Il passait quelques jours à Void, en Lorraine, puis, à partir du 10, occupait un secteur des Hauts de Meuse, entre Sampigny et Liouville.
Dans ce secteur très étendu, il connut une période de calme. Les Américains préparaient l'offensive qui allait réduire la hernie de Saint-Mihiel, et en attendant, la division jouissait d'une tranquillité relative dans cette région fameuse du bois d'Ailly, de la Vaux-Ferry, de la Tête-à-Vache et du bois Brûlé.
Le 12 septembre 1918, l'attaque était déclenchée. Après une préparation d'artillerie imposante, qui dura toute la deuxième partie de la nuit, l'armée franco-américaine lançait des deux côtés du saillant une série d'attaques échelonnées.
Le 156°RI était chargé de fixer par une poussée énergique l'ennemi qui occupait la partie est des Hauts de Meuse, dans la région Apremont - bois Brûlé.
Après une pluie diluvienne, à 6 heures, le 1° bataillon partait à l'attaque, ayant pour objectif la célèbre et sanglante redoute du bois Brûlé. D'un élan superbe, le capitaine PORTET (1° compagnie) et une partie de la compagnie GALLIEN (2° compagnie) traversaient le terrain déchiqueté qui environnait l'ouvrage et parvenaient jusqu'à ses premières tranchées, profondes et entièrement bétonnées.
Mais l'ennemi résistait encore dans la partie nord de la redoute, et les unités de première ligne ne pouvaient que se cramponner à la position conquise sous un harcèlement continu de minen et sous une pluie de balles de mitrailleuses.
En même temps que cette opération se développait, le 2° bataillon essayait d'aborder Loupmont, et la compagnie CASANOUE (6°) occupait le carrefour à 300 mètres Est d'Apremont.
L'attaque des Américains et du 153°, à notre droite, avait progressé d'une façon inespérée pendant toute la journée, si bien que, dans la nuit du 12 au 13, une patrouille de la 10° compagnie annonçait l'évacuation d'Apremont, tandis que les reconnaissances du 1° bataillon ne trouvaient plus aucun ennemi dans la région au nord de la route de Saint-Mihiel à Apremont.
Cf:http://www.ancestramil.fr/uploads/01_doc/terre/infanterie/1914-1918/156_ri_historique_1914-1918.pdf

Cimetière américain de St-Mihiel.