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30 juin 1915 - Félix Antoine Lucien SAVARDEIX

30 juin 1915 Bagatelle, Meuse 8ème BCP

Il était électricien et habitait à Valmondois..

A l'issue des rudes combats menés par le 8ème Bataillon de Chasseurs à Pied sur le secteur de Bagatelle les 30 juin et 1er Juillet 1915, le Bataillon recevra sa première citation à l’Ordre de l’Armée et le 11 juillet, le Commandant DEVINCET, Commandant le Bataillon, la croix de la Légion d’Honneur des mains de M. MILLERAND, Ministre de la Guerre.
Le 8ème Bataillon quand au matin du 18 juin, il releva le 16ème, avait pour mission de tenir le saillant de Bagatelle.
A l’aube du 30 juin, dès quatre heures précises, tout le secteur de Bagatelle, depuis la 1ère ligne jusque très loin en arrière se trouve brusquement soumis à un nouveau bombardement encore plus violent que les précédents.  Toutes les tranchées sont démolies : les gros arbres de la route de Bagatelle sont fauchés et les boyaux de communication interceptés.  Toutes les communications téléphoniques sont coupées. Ce bombardement dure de quatre heures à huit heures trente avec 3 interruptions très nettes de trois minutes.
A 8h30, un silence de quelques secondes, puis tout d’un coup, un déclenchement général de la fusillade et des pétards à main. C’est l’instant de l’attaque.
Vers 10 heures, ce qui subsiste du Bataillon se groupe au Poste de Commandement autour de son Chef, le Commandant DEVINCET. Il y a là 120 Chasseurs environ. Cette poignée de braves, animés par un Chef héroïque, tient en respect l’ennemi sur la crête qui domine le poste. Elle dispose heureusement de 2 mitrailleuses que le Commandant avait pris l’excellente précaution de dissimuler dans un profond abri pendant toute la durée du bombardement. Démasquées au bon moment, ces mitrailleuses prennent au dépourvu les assaillants et les fauchent par rangs serrés.
Cette admirable défense dure toute une journée et demie, jusqu’au lendemain 1er juillet vingt heures.  Alors seulement ils évacuent leur position sur l’ordre formel du Général Commandant la Division qui juge inutile de prolonger plus longtemps leur sacrifice.

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