Vincent AurezBachelier avec mention de la promotion 2009
VINCENT AUREZ, 18 ANS, ANCIEN ELEVE DE
L’ECOLE ROBERT HOFFMANN ET RESIDENT A VALMONDOIS NOUS LIVRE
SES IMPRESSIONS APRES L’OBTENTION DE SON BACCALAUREAT AVEC
MENTION TRES BIEN.
Tu viens de réussir brillamment ton
baccalauréat avec mention très bien. Valmondois en est fière. Que
représente pour toi l’école dont tu as été élève en CM1 et
CM2 ?
J’ai passé effectivement deux années à l’école de Valmondois, avec une année un peu difficile, car à plusieurs reprises nous avons eu des maîtres en remplacement. Il n’en reste pas moins que je garde de l’école Hoffmann le meilleur souvenir. Nous faisions beaucoup de travaux de rédaction et cela m’a donné le goût de l’écriture. Depuis l’âge de neuf ans, j’écris des poésies et j’ai même eu à quinze ans, le prix du « sonnet classique français » (voir lien avec le site « Poésie et Liberté »)
Tu as aussi fait d’autres
découvertes à Valmondois ?
Oui, j’ai fait un autre apprentissage à Valmondois. Grâce aux merveilleux enseignements de Gérard Brochet, j’ai la passion du théâtre. Ce qu’il fait est vraiment formidable, il nous permet à nous acteurs amateurs, de tirer le meilleur de nous-mêmes. Il nous a emmenés au Japon et nous avons alors eu la chance de côtoyer de grandes troupes théâtrales. Imaginez que la troupe de Valmondois voisinait par exemple avec la troupe Royale de Prague. Valmondois, notre village représentait la France ! Nous avons donné une représentation engagée : « le rapport des enfants sur l’état du monde », une pièce avec beaucoup de gestuelle, originale et grave. Vraiment ce voyage a été un grand moment de joie et d’émotion.
Le collège des Coutures et le Lycée
Pissaro de Pontoise où tu as fait tes études secondaires
t’ont donc bien préparé puisque je sais que tu vas rejoindre
Sciences Po, soit à Toulouse, soit à Paris.
J’ai eu beaucoup de chance avec des enseignants que j’ai infiniment appréciés. « Tout sauf les maths ! » Ils m’ont fait aimer tout, sauf les maths en effet. J’aime l’histoire en particulier. Je me suis passionné pour l’histoire de l’Egypte ancienne en classe de 6ème, et pour la période de la Révolution française et ce qui l’a amenée, je veux parler de la philosophie des Lumières.
J’ai choisi le Lycée Pissaro, car il m’offrait la possibilité de suivre les cours de la Section Européenne en anglais. Nous avions des devoirs en anglais, ce qui est très utile, car j’ai bien conscience que les jeunes d’aujourd’hui doivent pratiquer les langues étrangères. Ce Lycée accueille les jeunes de tous milieux qui peuvent opter pour une orientation qui leur convient : BTS ; SMS d’infirmier ou infirmière, Prépas etc
Tu es impliqué dans l’action. En
particulier tu t’es engagé pour défendre un certain modèle
d’enseignement face à la récente réforme des lycées. Peux tu
en dire plus ?
Effectivement, j’étais délégué au Conseil de la Vie Lycéenne. J’ai participé à beaucoup de réunions concernant cette réforme. Notamment j’ai assisté à une rencontre avec Xavier Darcos, à Polytechnique à Palaiseau. Je n’approuve pas cette réforme car elle contraint les jeunes à une spécialisation trop précoce. Je regrette aussi qu’on limite par exemple l’approche sociologique pour l’économie pure. Or c’est réducteur et peut même être dangereux. J’ai écrit des articles sur le sujet que j’ai envoyés aux réseaux Internet.
Tu es donc non seulement un brillant
élève, mais tu t’intéresses à ton âge déjà à une multitude de
sujets. Quelles sont tes lectures favorites et comment t’est
venue cette passion pour la lecture ?
J’aime Racine, Victor Hugo, Baudelaire, et Rimbaud, dans la poésie. Je viens par ailleurs de commencer la lecture de « Surveiller et Punir » de Michel Foucault, que je complèterai par celle de « l’anti Œdipe » de Glles Deleuze. Je suis passionnée de lecture et d’écriture. C’est de famille ! Mon oncle, Jean-Marie Blas Robles vient d’avoir le Prix Médicis, pour son dernier roman – de plus de 800 pages – « Là où les tigres sont chez eux » C’est très intéressant et très personnel. Il y a mêlé la fiction avec ses souvenirs de ses quatre années passées au Brésil.
Quel est ton projet personnel
maintenant que tu accèdes par la grande porte
à l’enseignement supérieur ?
Je voudrais travailler dans une organisation européenne avec une prédilection pour les Nations-Unies et l’Union européenne.
Un dernier mot sur Valmondois. Ton
image de la commune ?
C’est un paradis de verdure et un lieu de
convivialité. Ce qui m’a le plus changé par rapport à
l’île Saint-Denis où j’ai habité avant de venir ici,
c’est que les gens à Valmondois vous saluent quand ils vous
croisent, qu’ils vous connaissent ou pas. Cela fait toute la
différence. De plus, à Valmondois, quand le printemps arrive, il
embaume la nature. Les maisons ont des jardins, on peut faire de la
bicyclette à travers champs.
AUBE, Prix Poésie en Liberté
2006-07
La terre est un bocal qui joue à
l’alambic
Sevrant notre marée dans ses flots sous latence Cafard ! Cet ivre boit les cendres d’inconscience Pendues bien loin d’un corps perdu; proie des Lombrics Voilà déjà deux mois, qu’il vit à contresens Ce triste transmetteur tient un mal arctique Éole pourtant, me chuchote en italique Rêver; se lit... même la nuit dans les deux sens, Notre rupture, une fille, un hôtel Comme un brasier rutilant sur le djebel Séparant l’horizon, sans alternatives Spasmes, digues brisées, noyant les champs d’iris D’Aphrodite et Vénus qui lisent cet oasis Ô dernières rimes ! Séropositives |
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