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Alban Falluel l Vincent Aurez l Jean-François Daviron l Jean-Pierre Galtier, tapissier-décorateur l L'Interview
Alban FalluelUn jeune illustrateur autodidacte, modeste et talentueux.
Comment vous est venu le goût du
dessin ?
En fait, le dessin faisait vraiment partie
intégrante de ma vie d’enfant, par exemple je noircissais
pendant des heures des feuilles de papier lorsque j’étais
chez mon grand-père. C’est de là que me vient sûrement le
goût du dessin, par la suite à part quelques essais je n’ai
plus touché un crayon durant dix huit ans.
Est-ce un don ou une
vocation ?
Eh bien, je ne sais pas si on peut parler de
don ça c’est plutôt aux autres de le dire. Quant à une
vocation je ne pense pas, ce choix s’est imposé comme
une évidence petit à petit, l’outil à crée la fonction si on
veut.
Comment avez-vous été
formé ?
Je n’ai aucune formation artistique au
sens d’école ou d’études d’arts, en fait
j’ai été immergé dans ce milieu depuis mon enfance, en
passant mes journées dans le musée de ma mère ou en regardant mon
père qui était graphiste et photographe ; le soir il peignait,
sculptait, d’ailleurs sont atelier était la cuisine de notre
appartement, il n’avait ni la quête de l’artiste ni le
mythe de l’atelier, il créait là ou il se trouvait.
C’était une période ouverte sur le monde, enrichissante et
humaniste sans clivages entre les styles ou les cultures.
J’en ai gardé à mon avis ce besoin de travailler sur
différents supports et modes d’expression.
Par la suite j’ai consacré treize ans au
social en faisant le métier d’éducateur et en
développant essentiellement des projets de terrain. C’était
une période intense et ouverte sur l’humain, la société et
ses interactions, tout cela m’a pas mal appris. Je crois que
malgré la dureté de ce que j’ai vu durant cette période
j’ai eu beaucoup de chance de faire ce travail et de
rencontrer des gens exceptionnels pour faire le bien comme le mal.
J’en conserve des éléments fondamentaux qui me servent
énormément aujourd’hui dans mon travail comme par exemple
regarder, écouter et analyser.
Par la suite j’étais gorgé comme une
éponge de toutes ces expériences et j’ ai eu besoin
de m’exprimer, de créer et c’est à travers le
dessin et la peinture que j’ai trouvé ce chemin. Cela
s’est fait naturellement et progressivement. On pourrait dire
qu’à ce moment je n’étais plus le metteur en scène de
projets pour les autres ou la société mais mon propre
«éducateur » dans le sens le plus simple, c’est à dire
agir sur soi, découvrir le regard que l’on porte sur son
identité et le monde qui nous entoure, en l’extériorisant, en
le fixant sur un support et en le présentant lors
d’expositions.
Parmi les artistes qui m’ont formé, aidé
et influencé au départ on peut dire que « l’école de New
York » a été le point de départ avec « les
expressionnistes abstraits» comme Jackson Pollock, Ad Reinhardt,
Philip Guston, Barnett Newman, Mark Rothko, David Smith, Robert
Motherwell, James Brooks, entre autres et puis il y avait plein
d’autres sources comme Dubuffet, Mondrian, Basquiat, Klee,
Kandinsky...
On peut dire que maintenant, je
n’appartiens à aucune école, tout est source
d’influence, de réflexion et de formation. L’art
conceptuel que je n’appréciais pas au début, trop élitiste,
fait maintenant partie de mon paysage avec par exemple des artistes
comme Thomas Hirschhorn et ses installations qui ont été un vrai
choc. En fait, mon mot d’ordre est de rester ouvert à ce qui
se passe à l’intérieur et autour de soi, être en formation
continue dans tous les sens du terme.
Que représente pour vous
l’illustration de livres d’enfants par rapport à vos
autres formes d’expression ?
L’illustration pour enfants est à mon
avis l’art de s’adresser à eux en leur proposant
des dessins qui ne reprennent pas exactement ce que le texte
dit, d’apporter un plus, un univers, en ne disant pas tout
pour laisser de la place au rêve et à l’imagination. Mes
enfants et «les» enfants compte beaucoup pour moi, «c’est la
société de demain», est une expression cent fois entendue mais si
vous voulez faire évoluer les parents ou la société il faut en
passer par là. Les enfants sont très écoutés aujourd’hui ils
sont au centre de la famille. On peut dire que par rapport aux
peintures qui sont une recherche personnelle et à mes feuilles
d’éventail qui sont plutôt un travail d’artisan et de
réflexion sur l’objet et l’accessoire,
l’illustration pour enfants contient un peu de mon passé dans
le social, le plaisir de retrouver une part d’enfance,
d’émerveillement, de spontanéité et de
fraîcheur.
Quel est le dessin que vous
avez réalisé, que vous préfèrez et
pourquoi ?
Il n’y a aucun dessin qui me plaise plus
qu’un autre. Certains me semblent mieux réalisés, mieux
composés ou plus inspirants que d’autres, mais ça ne va pas
plus loin. Lorsque la feuille est finie elle ne m’appartient
plus, elle devient autonome. En fait, il n’y a pas
d’affectif avec mes créations et lorsque l’on me prend
un dessin ou une peinture il n’y a aucun regret et je lui
souhaite toujours bonne route !
Expositions
10/2007 - Exposition Privée- Galerie
Telford (Paris).
Thème : Peintures.
11/2007 - Exposition Collective- Galerie
Telford (Paris).
Thème : Peintures.
12/2007 - Exposition
Collective Villa Honoré Daumier (Valmondois).
Thème : Petits Formats.
05/2008 - Exposition
Collective au Château de Maison-Laffitte
(Maison-Laffite).
Thème : Eventails Contemporains.
07 au 09/ 2008 - Exposition
Collective - Galerie Saphir (Dinard).
Thème : Peintures.
11/2008 - Exposition
Collective Villa Honoré Daumier (Valmondois).
Thème : Illustrations.
?/2008 - (En
élaboration) Exposition - Galerie (Paris).
Thème : Feuilles d’Eventails
Contemporaines.
Pour contacter
M. Falluel:
53 grande rue
– 95760 Valmondois
Tel.
01.34.73.09.02 / Port. 06.75.06.27.58
E-Mail :
albanfalluel@free.fr
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