Valmondois, Communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des Impressionnistes
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Valmondois célèbre des Noces de Diamant !


Sylvie et Bernard de Gaulle se sont mariés à Valmondois le 28 juillet 1949 en présence du général de Gaulle ainsi que de leurs très nombreux parents et amis.

Madame le Maire a eu la joie de célébrer leurs Noces de Diamant, et toute la municipalité  leur souhaite un très chaleureux anniversaire de mariage. 

 

 

Sylvie et Bernard de Gaulle entourés de leurs enfants.

 

Laurent de Gaulle, conseiller municipal de Valmondois.

 

 

 

LES NOCES DE DIAMANT DE SYLVIE ET BERNARD DE GAULLE

 

1949-2009

 : Jamais, de mémoire de Valmondoisiennes et de Valmondoisiens, et aussi loin que l’on remonte dans le temps, la salle des mariages de la mairie n’avait ainsi été le lieu de la célébration des Noces de Diamant de deux époux dont les familles, comme eux-mêmes, ont uni leur destin de manière indéfectible.

 

1949-2009

 : J’ai eu récemment le bonheur de célébrer les Noces d’Or de proches amis, mais jamais, de mémoire de Valmondoisiennes et de Valmondoisiens, le maire de la commune n’avait eu l’honneur et le plaisir de procéder à une telle célébration à la fois émouvante et impressionnante de par la richesse des souvenirs qu’elle rappelle et de par le symbole qu’elle représente.

 

Les souvenirs, ce sont ceux des deux familles de Sylvie et de Bernard qui ont illustré l’histoire de notre village, celle du pays et même celle du monde, comme je vais le rappeler dans un instant.

 

Le symbole , c’est celui du primat du cœur et de l’amour, un amour qui se perpétue tout en se renouvelant sans cesse et qui se transmet aux enfants de générations en générations.

 

Revenons d’abord aux souvenirs, si vous voulez bien, ces chers souvenirs qui sont si indispensables à la construction de l’identité et de la personnalité de chacun.

 

Sylvie et Bernard

se sont connus par un camarade d’université de Bernard, fervent gaulliste cela va de soi, dont la famille connaissait les Geoffroy-Dechaume. C’était en 1948. Il n’a pas fallu plus d’un an donc aux futurs jeunes époux pour décider de fonder un foyer, puisque le mariage dont nous fêtons l’anniversaire a eu lieu en 1949 à Valmondois. Le Général de Gaulle était témoin à l’église, et Pierre, son frère, alors président du Conseil de Paris, témoin ici même à la mairie. Les photos du Général qui marche d’un pas décidé vers l’église sont pour nous de véritables documents historiques dont nous sommes fiers de posséder des retirages grâce à Laurent, membre du Conseil municipal de Valmondois.

 
Avec Sylvie et Bernard, leurs enfants et petits enfants, nous rendons hommage également à deux familles illustres qui ont marqué l’Histoire avec un grand H.

 

Le Général de Gaulle est en effet le plus illustre, mais pas le seul héros de la famille. Comme il le note lui-même dans ses Mémoires de Guerre écrites durant la guerre de 39-45 : « en France et en Afrique, tous nos parents et alliés paient, eux aussi, de leur personne » Ce fut le cas de son frère Xavier, qui trouva refuge à Nyons d’où il adressait à Alger d’utiles renseignements ; ainsi que de son frère Pierre arrêté par les Allemands pour être déporté au camp d’Eisenberg. Le Général parle aussi de sa sœur arrêtée par la Gestapo, et dont le mari est embarqué au camp de Buchenwald, de sa nièce Geneviève, résistante de premier plan et déportée à Ravensbrück, et des trois fils de son frère Jacques – dont notre Bernard donc – engagés dans nos forces, indique-t-il, et qui ont fait une guerre exemplaire. Au sujet de son frère Jacques, le père de Bernard, le Général précise que – paralytique – il a été soustrait à la police allemande par l’Abbé Pierre qui l’a aidé à franchir la frontière suisse. Bernard lui-même va courageusement combattre en passant en Espagne.

 

Quelles pages d’histoire douloureuses et glorieuses, et quels exemples pour les générations à venir !

 

Quant à la famille Geoffroy-Dechaume, dont plusieurs membres se sont aussi engagés pour défendre le pays et qui l’ont payé de leur liberté, voire de leur vie également, c’est par l’Art sous toutes ses formes qu’elle reste célèbre. C’est son mode d’expression principal : Les sculptures de Victor, les peintures de Jean-Pierre, les chants d’opéra Les Geoffroy-Dechaume ont des dons artistiques multiformes. C’est à Victor le sculpteur que nous devons d’avoir fait de Valmondois un foyer artistique. Avec son ami Daubigny, un enfant du pays placé chez une nourrice de Valmondois, Victor s’est rendu à pied dans notre village depuis Paris où les deux jeunes gens étudiaient aux Beaux-Arts. On était en 1838. Depuis lors, Victor est devenu citoyen de la commune et sa descendance y est restée, dont Sylvie. Or Victor Geoffroy-Dechaume n’est pas seulement l’auteur des merveilleux bustes de Daumier qui trônent devant la Villa Daumier et au centre de la place Daumier, il est aussi l’ami de Daumier, qui a fait adopter Valmondois par notre cher et vénéré peintre, sculpteur et caricaturiste !

 

C’est dans cet environnement humain sans pareil que Sylvie et Bernard se sont épanouis en faisant le bien autour d’eux et en transmettant à leurs enfants de solides valeurs civiques, éthiques et esthétiques. A Hélène, Rémi, Grégoire, Cécile, Amélie et Laurent, à mes amis d’enfance, à leurs conjoints, à leurs enfants et à leurs petits enfants même – deux charmantes petites filles à la personnalité affirmée - je voudrais dire au nom de toute la commune combien leurs parents, grands et arrière grands-parents sont une partie importante de nous-mêmes ici à Valmondois.

 

Personnellement, je voudrais dire ma reconnaissance à Sylvie et Bernard, pour avoir été proche de nous et de mon frère Laurent. Laurent et moi avons toujours pensé en effet que les de Gaulle, nos voisins immédiats des Chemin des Vallées et Chemin d’Orgivaux, faisaient partie de notre famille. Des amis attentifs, en tous les cas, qui ont toujours répondu présents dans les épreuves que ma famille a pu traverser. Merci à vous deux. 

 

Sylvie, Bernard, vous êtes des personnes d’exception, et c’est un plaisir de vous le redire à l’occasion de cette amicale cérémonie.

 

Sylvie,

avec votre beau sourire plein de douceur, vous serez toujours associée aux cantates de Bach que vous chantiez si bien, et qui, si l’on en juge par la relation faite de votre naissance par Georges Duhamel, dans « La Musique Consolatrice », est le morceau qui a été joué le jour de votre naissance pour vous familiariser dès le berceau avec la magie de l’art musical.

 

Bernard,

avec votre inimitable façon de porter votre élégant chapeau, vous incarnez le grand voyageur, celui qui a fait une guerre admirable et qui, la paix revenue, est rentré de ses lointains périples professionnels pour goûter le calme d’une campagne où il fait bon cultiver son jardin.

 

C. De 1949 à 2009 

 

1949

, cela paraît à la fois si proche et si lointain. Les fondations de l’Europe étaient posées avec la création du Conseil de l’Europe, les grands acteurs de la guerre froide se positionnaient, la France reconstruisait son économie et sa démocratie, Valmondois fêtait, en présence du plus illustre des Français, le mariage de Sylvie et Bernard.

 

2009

, le temps a passé vite et les souvenirs se sont accumulés dans notre mémoire. Valmondois a changé, bien sûr, mais l’atmosphère unique qui caractérise à mon avis ce village règne toujours. Les fêtes à Valmondois renforcent encore davantage notre sentiment d’appartenir à une communauté vivante.

 

 Le temps est passé vite, mais il n’a pas érodé pour Sylvie et Bernard, ce qui est la base de tout, je veux parler bien entendu de l’amour, amour d’un couple, amour des enfants et des parents, amour des proches.

 

C’est sur cette note sentimentale que je terminerai en empruntant la plume de Victor Hugo pour vous souhaiter tous les bonheurs possibles et vous adresser nos affectueuses félicitations. Car comme dit le poète, en effet :
« Aimons-nous toujours davantage !
« Unissons-nous mieux chaque jour.
« Les arbres croissent en feuillage ;
« Que notre âme croisse en amour !

 »

 

Noëlle Lenoir, maire de Valmondois, le 25 juillet 2009.

 

 


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