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Alban Falluel

Alban Falluel

Un jeune illustrateur autodidacte, modeste et talentueux.

Comment vous est venu le goût du dessin ?
En fait, le dessin faisait vraiment partie intégrante de ma vie d’enfant, par exemple je noircissais pendant des heures des feuilles de papier lorsque j’étais chez mon grand-père. C’est de là que me vient sûrement le goût du dessin, par la suite à part quelques essais je n’ai plus touché un crayon durant dix huit ans.

Est-ce un don ou une vocation ?
Eh bien, je ne sais pas si on peut parler de don ça c’est plutôt aux autres de le dire. Quant à une vocation je ne pense pas, ce choix s’est imposé comme une évidence petit à petit, l’outil à crée la fonction si on veut.

Comment avez-vous été formé ?
Je n’ai aucune formation artistique au sens d’école ou d’études d’arts, en fait j’ai été immergé dans ce milieu depuis mon enfance, en passant mes journées dans le musée de ma mère ou en regardant mon père qui était graphiste et photographe ; le soir il peignait, sculptait, d’ailleurs sont atelier était la cuisine de notre appartement, il n’avait ni la quête de l’artiste ni le mythe de l’atelier, il créait là ou il se trouvait. C’était une période ouverte sur le monde, enrichissante et humaniste sans clivages entre les styles ou les cultures. J’en ai gardé à mon avis ce besoin de travailler sur différents supports et modes d’expression.
Par la suite j’ai consacré treize ans au social  en faisant le métier d’éducateur et en développant essentiellement des projets de terrain. C’était une période intense et ouverte sur l’humain, la société et ses interactions, tout cela m’a pas mal appris. Je crois que malgré la dureté de ce que j’ai vu durant cette période j’ai eu beaucoup de chance de faire ce travail et de rencontrer des gens exceptionnels pour faire le bien comme le mal. J’en conserve des éléments fondamentaux qui me servent énormément aujourd’hui dans mon travail comme par exemple regarder, écouter et analyser.
Par la suite j’étais gorgé comme une éponge de toutes ces expériences et j’ ai eu besoin de m’exprimer, de créer et c’est à travers le dessin et la peinture que j’ai trouvé ce chemin. Cela s’est fait naturellement et progressivement. On pourrait dire qu’à ce moment je n’étais plus le metteur en scène de projets pour les autres ou la société mais mon propre «éducateur » dans le sens le plus simple, c’est à dire agir sur soi, découvrir le regard que l’on porte sur son identité et le monde qui nous entoure, en l’extériorisant, en le fixant sur un support et en le présentant lors d’expositions.
Parmi les artistes qui m’ont formé, aidé et influencé au départ on peut dire que « l’école de New York » a été le point de départ avec « les expressionnistes abstraits» comme Jackson Pollock, Ad Reinhardt, Philip Guston, Barnett Newman, Mark Rothko, David Smith, Robert Motherwell, James Brooks, entre autres et puis il y avait plein d’autres sources comme Dubuffet, Mondrian, Basquiat, Klee, Kandinsky...
On peut dire que maintenant, je n’appartiens à aucune école, tout est source d’influence, de réflexion et de formation. L’art conceptuel que je n’appréciais pas au début, trop élitiste, fait maintenant partie de mon paysage avec par exemple des artistes comme Thomas Hirschhorn et ses installations qui ont été un vrai choc. En fait, mon mot d’ordre est de rester ouvert à ce qui se passe à l’intérieur et autour de soi, être en formation continue dans tous les sens du terme.

Que représente pour vous l’illustration de livres d’enfants par rapport à vos autres formes d’expression ?
L’illustration pour enfants est à mon avis l’art de s’adresser à eux en leur proposant des dessins qui ne reprennent pas exactement ce que le texte dit, d’apporter un plus, un univers, en ne disant pas tout pour laisser de la place au rêve et à l’imagination. Mes enfants et «les» enfants compte beaucoup pour moi, «c’est la société de demain», est une expression cent fois entendue mais si vous voulez faire évoluer les parents ou la société il faut en passer par là. Les enfants sont très écoutés aujourd’hui ils sont au centre de la famille. On peut dire que par rapport aux peintures qui sont une recherche personnelle et à mes feuilles d’éventail qui sont plutôt un travail d’artisan et de réflexion sur l’objet et l’accessoire, l’illustration pour enfants contient un peu de mon passé dans le social, le plaisir de retrouver une part d’enfance, d’émerveillement, de spontanéité et de fraîcheur.

 Quel est le dessin que vous avez réalisé, que vous préfèrez et pourquoi ?
Il n’y a aucun dessin qui me plaise plus qu’un autre. Certains me semblent mieux réalisés, mieux composés ou plus inspirants que d’autres, mais ça ne va pas plus loin. Lorsque la feuille est finie elle ne m’appartient plus, elle devient autonome. En fait,  il n’y a pas d’affectif avec mes créations et lorsque l’on me prend un dessin ou une peinture il n’y a aucun regret et je lui souhaite toujours bonne route !
 
 Expositions

  • 10/2007 - Exposition Privée- Galerie Telford (Paris).
    Thème : Peintures.
  • 11/2007 - Exposition Collective- Galerie Telford (Paris).
    Thème : Peintures.
  • 12/2007 - Exposition Collective Villa Honoré Daumier (Valmondois).
    Thème : Petits Formats.
  • 05/2008 - Exposition Collective au Château de Maison-Laffitte (Maison-Laffite).
    Thème : Eventails Contemporains.
  • 07 au 09/ 2008 - Exposition Collective - Galerie Saphir (Dinard).
    Thème : Peintures.
  • 11/2008 - Exposition Collective Villa Honoré Daumier (Valmondois).
    Thème : Illustrations.
  • ?/2008  - (En élaboration) Exposition - Galerie (Paris).
    Thème : Feuilles d’Eventails Contemporaines.

Pour contacter M. Falluel: 
53 grande rue – 95760 Valmondois
Tel. 01.34.73.09.02 / Port. 06.75.06.27.58
E-Mail : albanfalluel@free.fr

Création Alban Falluel
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